Qui suis-je ?

jc_02Pas facile de parler de soi ! Si tu en dis trop, tu passes vite pour un « m’as-tu vu », prétentieux qui pète de partout et si tu restes trop modeste, te voilà catalogué comme un petit mec nul, sans charisme, sans ambition. D’accord, mais je fais quoi alors ?

Bon allez, je le joue simple, à la rigolade, et si ça ne vous plait pas, tant pis, vous cliquez rapide et hop, on n’en parle plus !

Je suis vendéen (Oh là, ça commence bien, arrêtez de vous marrer !), vendéen mais attention, pas le vendéen avec le chapeau à larges bords et la faux dans une main, légèrement penché en avant et scrutant l’horizon, l’autre main en visière au-dessus des yeux, à surveiller l’arrivée d’éventuels ennemis. Si si, je vois bien que c’est ainsi que vous m’imaginiez ! Eh bien, détrompez-vous, je n’ai pour seule arme que mon stylo et s’il m’arrive parfois de manier la faux, c’est uniquement pour évoquer la Camarde, cette salope qui rôde toujours autour de nous et qui essaie de nous choper, nous et les gens qu’on aime bien.

Vendéen donc et cela ne me gêne pas.

Quant à mon âge, alors là, je sens que je vais décevoir tout un public de jeunes admiratrices. Eh oui les filles, je suis vieux ! Enfin… vieux… Si si, quand même un peu… Je suis un enfant du baby-boom, alors t’as qu’à voir ! … J’ai connu l’avènement de la télévision… une seule chaine en noir et blanc… j’ai connu le 22 à Asnières… la première calculatrice… Edith Piaf et Marcel Cerdan… le courant électrique en 110 volts… Oh là, faut que j’arrête, je suis en train de ma faire du mal, moi là ! Enfin, à part ça, je me porte comme un charme et, comme on dit chez nous : « J’ai pas un poil de jeu ».

Cependant aujourd’hui, le cheveu rare et les tempes grisonnantes, à l’aurore de la vieillesse, au crépuscule de ma vie, quand je me retourne pour regarder mon passé qui est forcément derrière moi, je me dis tristement et plein d’amertume : « Qu’ai-je fait de ma vie ? » (C’est vachement beau ce petit passage là, j’en ai des larmes plein les yeux) Rien, rien que contraintes et obligations, rien qui ne vaille la peine d’être conté ici sans risquer de raviver ma douleur et blesser mon coeur d’une langueur monotone. (C’est pas mal aussi, ça ! Je l’ai chopé à Verlaine mais vous ne lui en parlez pas, d’accord ?)

Allez, fini le mélo !

Heureusement, il y a eu le théâtre et cette petite troupe d’amateurs dans laquelle je suis entré, au pied levé, il y a plus de trente ans pour remplacer un acteur défaillant. Nous jouions la Cagnotte de Labiche et, en fait de cagnotte, j’ai décroché le gros lot puisque c’est sur les planches que j’ai connu celle qui, depuis, partage ma vie et ma passion du théâtre (envoyez les violons !…). Ensemble, nous avons joué, dirigé la troupe, pratiqué la mise en scène et quand nous nous sommes mis un peu en retrait, place aux jeunes oblige, l’envie d’écrire s’est imposée à nous, spontanément. Par chance, « Mauvaises pioches », notre première pièce a été éditée et est disponible maintenant chez Art et Comédie, ainsi que « Larguez les amarres ! » – « Vous dérangez pas pour nous ! » – « Petites pipettes et gros calibres ! » – « Trente kilomètres à pied » – « Y’a pas de mâle à ça » –  « Le bal des escargots » -« Amour pirouette et cacahuètes » – « Fallait pas les agacer » et « Alors Arlette, heureuse ? ». Quant à :

  • « Midi, dernier délai… »
  • « Vous mendierez tant ! »
  • « Trois chambres à zéro ! »
  • « La dégringolade »
  • « Tranches de bluff »
  • « Merci du cadeau ! »
  • « Casting de rêve »
  • « Court brouillon »
  • « Un pépin dans les noisettes »
  • « Fais pas la tronche, Hugo »
  • « Il court il court, le muret »
  • « Du rififi à la colo »
  • « Un héritage à points »
  • « Trois femmes et demie »
  • « Du rififi chez la comtesse »
  • « Un riche imbécile »

les textes sont déposés à la Sacd mais ces pièces ne sont pas encore éditées. Nous pouvons toutefois vous faire parvenir les textes intégraux sur simple demande par mail..

Sinon, ma belle-mère était une femme très gentille (Eh oui, il y en a !), j’ai deux garçons et nous adorons les chiens. Mais je suis sûr que vous n’en n’avez rien à cirer…

Enfin, maintenant vous me connaissez mieux et si la bonne envie vous prend de vouloir jouer une… voire plusieurs de mes quinze pièces, n’hésitez pas et appelez nous. Nous irons vous voir avec plaisir et nous prendrons un verre ensemble…