Trois chambres à zéro !

Comédie en 4 actes, 4 h – 6 f – 1 figurant en toute fin de pièce

Version possible pour 4h-7f ou pour 5h-6f (agent de police h ou f supplémentaire)

Un décor : un salon-salle à manger

Durée 1h 50


 

Alice Durandet, institutrice à la retraite et son mari Lucien, retraité des postes, philatéliste, hypocondriaque nerveux, vivent dans une grande et vieille maison que convoite Bernard Petit, maire de la ville et ancien élève (cancre) de madame Durandet. Alors qu’il vient les relancer pour la dixième fois, Alice, lassée, lui rappelle son passé de cancre au grand plaisir de Lucien qui ne rit pas souvent, à l’étonnement de Thomas, son secrétaire de mairie et à l’amusement de Josette, l’aide ménagère qui n’a pas sa langue dans sa poche. Seul Bernard n’apprécie pas la plaisanterie et, après avoir pété les plombs, il quitte les lieux non sans avoir menacé les Durandet d’expropriation. Sur les conseils de Josette et afin d’empêcher, voire retarder la procédure, Alice décide de prendre des locataires pour occuper ses chambres vides.

C’est ainsi qu’arrive Véro, une nièce de Josette, mini jupe, cheveux colorés, percings, tatouages, décontractée au possible. Elle est suivie de Caroline Gaumont Truchart, aristocrate, fille de bonne famille, « nunuche », vieille France, couettes, grosses lunettes et petit chapeau… Fernand, le clochard recueilli sur le trottoir, bourru, rustre, malodorant et gouailleur, sera le troisième personnage de ce trio de choc.

Tout irait pour le mieux si Bernard n’avait pas mystérieusement disparu de sa mairie ; si sa femme Solange, croyant qu’il la trompait avec « une poule noire », ne cherchait à venger son honneur bafoué en jetant son dévolu sur Thomas, le secrétaire de mairie ; si Josette n’avait pas un petit faible pour Thomas ; si Véro ne s’était pas mis en tête de transformer radicalement la trop coincée Caroline ; si un incendie ne s’était pas déclaré dans la chambre de Fernand qui menace de quitter les lieux ; si un timbre de grande valeur n’avait pas disparu de la collection de Lucien ; si Lucien, déjà passablement nerveux, ne frisait pas la panique et si l’agent Dutarin, appelé bizarrement au secours, ne venait, à chaque instant, mener son enquête. Il ne manquait plus que l’arrivée impromptue d ’Aliénor Gaumont Truchart, la mère de Caroline, qui, découvrant le nouveau look de sa fille, va péter un câble, aidée en cela par les médicaments de Lucien et le concours de l’agent Dutarin….

Dès lors, le plan, destiné à éviter l’expropriation, vire rapidement à la plus joyeuse pagaille et pendant près de deux heures, ces dix personnages, aux rôles très équilibrés, vont amener cette alerte comédie vers une chute pour le moins inattendue et permettre aux Durandet de gagner le match engagé contre la mairie par… une… et deux… et trois chambres à zéro !…

Il existe une version avec 5 hommes, soit 1 acteur de plus en la personne d’un deuxième agent de police.

 


 

Remarques diverses:

  • Quelques suggestions : empruntées à la troupe des Débarqués de La Chapelle sur Erdre (44), avec l’aimable autorisation de Philippe LARDY, leur efficace metteur en scène .
    • Acte 1 : – A chaque fois que le maire avance vers Josette, celle-ci le menace ou le vaporise avec l’eau du pulvérisateur destiné au repassage.
    • Acte 2 – Scène Thomas en admiration devant Josette : Simulation d’un rêve. Josette va chercher un balai dans la pièce d’à côté et en revient avec un tutu autour de la taille. La lumière baisse et, le balai à la main, elle exécute quelques pas de danse sur une musique classique autour de Thomas, béat d’admiration et vautré dans la fauteuil.
    • Acte 3 – Scène de l’incendie dans les chambres : Thomas est en avant-scène, en marcel, gonflant ses biceps sous la lumière d’un projecteur et à la musique d’Indiana Jones, avant de se précipiter à l’étage.
    • Acte 3 – Retour de Thomas, le visage noirci, toussant, étouffant. Il va vers un vase posé sur un meuble, en retire les fleurs et boit l’eau.
    • Acte 3 – Aliénor pendant sa « crise » : Elle fait la brasse, allongée sur la table basse du salon ; elle mange les fleurs du vase etc…